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| Come on you Irons ! |
samedi 28 juillet 2012
lundi 4 juin 2012
Chronique d'un naufrage
Annoncé comme le retour de Ridley Scott à la science-fiction (jusque-là c'est vrai), doublé d'une aura de mystère concernant son rattachement à la saga Alien (ce qui est déjà plus sujet à débat) et finalement encensé comme une œuvre phare du genre au sujet universel et au rendu exceptionnel (on se demande quelles références on les journalistes, et surtout s'ils les ont bien comprises...), Prometheus n'est même pas, selon un oxymore parfois utilisé, "un chef-d'oeuvre raté" : non, Prometheus est un échec total en ce qui concerne le traitement de son histoire, son montage contraire à toute fluidité narrative et son interprétation incroyablement plate voire inexistante.
Le comble ! Le maître-d'oeuvre de Alien et Blade Runner, deux films dont la genèse, la préparation et l'exploitation (en ce qui concerne le second) ont été mises à rude épreuve se complaît à présenter un film à la facture visuelle certes de qualité (design de Giger, photo de Dariusz Wolski) mais qui ne masque en rien la pauvreté de son déroulement et de sa substance. Si l'idée de la découverte d'une origine extra-terrestre de l'humanité est en soi un postulat plus que réjouissant au regard du genre S.F., les choix narratifs discutables des scénaristes et la mise en scène bancale du réalisateur court-circuitent toute empathie pour le sujet. Pire, le casting d'une incroyable inanité (on fera exception du personnage de Michael Fassbender dont la prestation s'avère dans l'ensemble réussie) achève toute sensation de suspension of disbelief nécessaire à l'immersion totale.
Et que dire de ces séquences toutes plus téléphonées les unes que les autres (la scène de l'auto-avortement, inutile et cheap, si ce n'est pour "servir" un twist final tout aussi tiré par les cheveux), de ces ellipses constantes (quid de la tentative d'insémination avec l'adn de l'"alien" ? Une manipulation de la Weyland Corp ? Même pas !...) ou de ces concessions aux gimmick dignes d'un slasher Z ? ("Bon nous on en a marre on s'en va par là ! Ah ouais mais ça craint par là...! Ouais...mais non..."). Inutile d'énumérer les séquences, la majorité n'étant qu'amorces de sous-intrigues ne menant finalement nulle part.
Bref, Ridley Scott embourbe son sujet dans un imbroglio narratif digne d'une production direct-to-video, cumule les poncifs, néglige ses personnages et rate même le raccord à une "mythologie" qu'il a défini il y a plus de 30 ans. En gros, vous pouvez économiser vos sous, la révélation S.F. du XXIe siècle n'est pas pour aujourd'hui...
vendredi 25 mai 2012
A coeur vaillant rien d'impossible
Images et vidéo de présentation du prochain volume de l'intégrale Prince Valiant sont disponibles sur le site de Fantagraphics.
Ce cinquième volume couvrira la période 1945-1946 et le rendu s'avère tout aussi magnifique que les précédents. On peut raisonnablement penser que Hal Foster en serait très satisfait.
Sans aucun doute l'une des plus belles collections actuelles de reprints !
lundi 14 mai 2012
Frisco en mode MAD
Depuis le 21 avril dernier le Cartoon Art Museum de San Francisco accueille en ses murs l'exposition What, Me Worry? 60 Years of Mad célébrant les 60 ans du magazine le plus fou de l'histoire des magazines.
L'idée de génie de Harvey Kurztman et William Gaines (patron de E.C. Comics), a profondément marqué le domaine de la satire et de la parodie depuis 1952, tout d'abord sous la forme d'un comic-book pendant 23 numéros puis en magazine.
L'expo présente une sélection d'originaux (strips, illustrations, couvertures) parmi un panel d'artistes à faire saliver : Will Elder, Jack Davis, Mort Drucker, Don Martin, Wally Wood ou Sergio Aragonés...n'en jetez plus !
Vous avez jusqu'au 16 septembre pour vous explosez les mirettes.
D'autres photos sont disponibles sur la page facebook du Cartoon Art Museum
samedi 12 mai 2012
Rira bien qui rira le dernier
Bien que cette nouvelle ne soit pas encore officialisée par l'éditeur, les Idées Noires de Franquin sont en passe de faire l'objet d'une publication Outre-Atlantique grâce aux décidément surprenants maîtres-d’œuvre de Fantagraphics Books.
Kim Thompson, co-fondateur avec Gary Groth de la meilleure maison d'édition de bandes dessinées au monde (si ! si !) et déjà responsable de la publication l'an dernier de deux aventures de Gil Jourdan (Maurice Tillieux) et de Sibylline (Raymond Macherot) en langue américaine, a décidé de remettre le couvert à la table franco-belge en s'attaquant au Magnus Opus du maître. La couverture présentée ici et l'intitulé de l'ouvrage sont très certainement provisoires, la publication n'étant prévue que pour avril 2013.
On espère de tout cœur que la traduction (déjà de qualité sur les albums cités ci-dessus) sera à la hauteur surtout en ce qui concerne la subtilité des dialogues ainsi que les savoureux calembours servant d'intitulés aux planches tout droit sortis de l'imagination d'Yvan Delporte, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Spirou dans les années 60 et collaborateur fréquent de Franquin.
Tout cela pour dire qu'un tel événement ajoute au prestige d'un éditeur qui n'a de cesse de proposer un choix toujours plus surprenant d'auteurs et d’œuvres, dans un souci de préservation du patrimoine ou de promotion de nouveaux talents sous la forme d'objets à la facture éblouissante. Vivement !
vendredi 11 mai 2012
Un routard pour le Disque-Monde
Le site Discworld Fanatics, dédié au célèbre univers du Disque-Monde de Terry Pratchett, propose une mise à jour en plusieurs langues d'un guide de lecture autant pour néophytes en proie à l'incertitude que pour experts acharnés :
Le graphique est également disponible via l'excellent Vade-Mecum, site francophone consacré à Pratchett et son œuvre
Bon courage !
mardi 8 mai 2012
Dans l'abîme du temps avec Lovecraft
Une sympathique adaptation anglaise par The Lone Animator d'un des meilleurs textes de Lovecraft, The Shadow Out of Time. Un court-métrage mêlant prises de vue réelles, animations et effets spéciaux :
Relativement bien faite et fidèle au texte original, à l'exception du twist final un peu "spoilé" par la narration bien avant la fin du court, ce qui est assez regrettable vu le caractère unique du texte dans le corpus lovecraftien...
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